Placée sous le thème « 10 ans de Croissance Minière : Résultats d’une Gouvernance multipartite », la présentation principale a été assurée par Seydou Coulibaly, Directeur Général des Mines et de la Géologie. Revenant sur l’évolution du secteur au cours de la dernière décennie, il a souligné que cette période a été marquée à la fois par une croissance soutenue de l’activité minière et par un renforcement significatif du cadre institutionnel. Selon lui, les investissements cumulés dans le secteur dépassent désormais 2 000 milliards de francs CFA, traduisant la confiance croissante des opérateurs internationaux dans le potentiel minier ivoirien.
Le fruit d’une gouvernance multipartite fondée sur la transparence
Pour Seydou Coulibaly, ces résultats sont avant tout le fruit d’une gouvernance multipartite fondée sur la transparence, associant l’État, le secteur privé et les communautés locales. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire bénéficie d’une reconnaissance internationale croissante. Le pays est classé par le Fraser Institute, pour les années 2022, 2023 et 2024, comme la meilleure juridiction minière d’Afrique de l’Ouest, la première destination de la sous-région pour l’investissement minier, et figure dans le top 10 des juridictions minières les plus attractives du continent africain. Une performance qui s’illustre notamment par la présence d’une dizaine de compagnies minières de rang international, spécialisées dans l’exploitation aurifère.

Le Directeur Général des Mines et de la Géologie a également mis en avant les facteurs structurels favorables à l’investissement, parmi lesquels la stabilité politique du pays, un indice de sécurité nationale évalué à 1,2 en 2024, des infrastructures modernes, une offre énergétique disponible et compétitive, ainsi que des ressources humaines qualifiées et de plus en plus spécialisées dans les métiers miniers.
Il a ajouté que des indices de la majorité des minéraux stratégiques recherchés à l’échelle mondiale ont été identifiés sur l’ensemble du territoire national
Sur le plan géologique, Seydou Coulibaly a précisé qu’avec 35 % des roches birimiennes de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire est riche en or et autres substances minérales, tandis que 18,6 % des formations archéennes contiennent des métaux de base. Il a ajouté que des indices de la majorité des minéraux stratégiques recherchés à l’échelle mondiale ont été identifiés sur l’ensemble du territoire national, renforçant ainsi l’attractivité géologique du pays.
À ce jour, la Côte d’Ivoire compte 19 mines en production, réparties entre 13 mines d’or, 4 mines de manganèse, une mine de bauxite et une mine de nickel. D’autres substances minérales d’intérêt économique ont également été recensées, notamment le chrome, le coltan, le lithium, le cuivre, le cobalt, le molybdène, le diamant et le fer, ouvrant de nouvelles perspectives de diversification du secteur minier.
Les réformes engagées au cœur des échanges
Les réformes engagées par le gouvernement ont également été au cœur des échanges. Le Directeur Général a évoqué la révision du code minier, la modernisation du cadastre minier afin de renforcer la transparence, la participation active du pays à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), ainsi que la conformité aux exigences du Processus de Kimberley pour la traçabilité des diamants.
Bien avant cette intervention, Son Excellence Sakaria Koné, ambassadeur de Côte d’Ivoire en Afrique du Sud, représentant le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Sangafowa-Coulibaly, a lancé un appel fort aux investisseurs. Il les a exhortés à découvrir le modèle ivoirien, fondé sur des partenariats gagnant-gagnant, où la rentabilité économique s’inscrit dans le respect des standards environnementaux et sociaux, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable (ODD).
La Côte d’Ivoire n’est pas seulement prête pour l’investissement ; elle est prête pour des partenariats à long terme, capables de construire les mines de demain : plus compétitives, plus responsables et plus inclusives
« La Côte d’Ivoire n’est pas seulement prête pour l’investissement ; elle est prête pour des partenariats à long terme, capables de construire les mines de demain : plus compétitives, plus responsables et plus inclusives », a-t-il déclaré.
Pour conclure, Arnaud Kouassi, Conseiller technique et chef de la délégation ivoirienne, a réaffirmé que « la Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme une destination minière crédible, compétitive et stable ». La délégation a donné rendez-vous aux investisseurs à Abidjan, à l’occasion du SIREXE 2026, prévu du 18 au 22 novembre 2026, afin de passer du dialogue à l’action, aussi bien dans le secteur minier que dans ceux du pétrole et de l’énergie.
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Cette journée a également enregistré la présence de Jean-Luc Assi, Président du Conseil d’administration de la SODEMI, du Groupement des Miniers de Côte d’Ivoire (GPMCI), ainsi que de nombreux opérateurs privés intervenant dans la chaîne de valeur minière ivoirienne.
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