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FEMUA 18 : Kandia Camara désignée marraine par le groupe Magic Système

L’audience s’est tenue ce mardi 10 février 2026. Conduit par son lead vocal, Traoré Salif, dit A’salfo, le groupe est venu au nom du commissariat général du festival. La rencontre, à caractère institutionnel, s’inscrivait dans la tradition des démarches entreprises en amont de chaque édition.

Une démarche concertée

Comme le veut l’usage, le commissariat général du FEMUA s’est réuni afin de désigner la personnalité appelée à accompagner l’événement. À l’issue des échanges internes, le choix s’est porté, à l’unanimité, sur la présidente du Sénat. Pour A’salfo, cette décision repose sur plusieurs éléments. Il évoque un parcours reconnu, un engagement constant en faveur du leadership féminin, mais aussi une collaboration ancienne avec le groupe et le festival. Au fil des années, Kandia Camara a occupé différentes fonctions ministérielles, au cours desquelles des passerelles ont été établies avec Magic Système. « C’est la suite logique d’un travail que nous avons toujours mené ensemble », a confié le commissaire général à l’issue de l’audience. Selon lui, la relation entre l’institution qu’elle dirige aujourd’hui et le festival repose sur une confiance mutuelle et une disponibilité constante.

Au fil des responsabilités exercées par l’actuelle présidente du Sénat, des projets communs ont vu le jour, notamment dans les domaines de l’éducation et de la culture. 

En acceptant le parrainage du FEMUA 18, Kandia Kamissoko Camara devient la deuxième femme à accompagner officiellement le festival, après la Première Dame. Pour les organisateurs, cette présence féminine à la tête de l’événement envoie un signal fort. Le FEMUA, au-delà de sa dimension artistique, se veut aussi un espace d’expression et de valorisation des talents, notamment féminins. La désignation d’une femme occupant l’une des plus hautes fonctions institutionnelles du pays participe, selon les organisateurs, à cette dynamique. A’salfo n’a pas manqué de souligner ce message : voir une femme présider une institution républicaine de premier plan et parrainer un festival d’envergure continentale constitue, à ses yeux, un encouragement pour la jeune génération.

Un festival au rayonnement continental

Créé en 2008, le FEMUA s’est imposé au fil des éditions comme l’un des rendez-vous majeurs des musiques urbaines en Afrique subsaharienne. Chaque année, le festival rassemble des artistes venus de divers horizons et attire un public nombreux à Anoumabo, quartier emblématique d’Abidjan. Mais le FEMUA ne se limite pas à la scène musicale. Depuis ses débuts, l’événement s’accompagne d’un important volet social. Réhabilitation et équipement d’infrastructures sanitaires, construction d’établissements scolaires, dons aux populations vulnérables : ces actions constituent une part essentielle de son identité. Les organisateurs mettent également l’accent sur le renforcement des capacités. Ateliers, conférences et séminaires réunissent professionnels de la culture, médias, artistes et festivaliers autour de thématiques liées à l’industrie musicale, à l’entrepreneuriat culturel ou encore aux enjeux sociaux contemporains.

Anoumabo, cœur battant du projet

Si le festival a parfois étendu certaines activités à d’autres localités, Anoumabo demeure son point d’ancrage. Ce quartier populaire d’Abidjan, qui a vu naître Magic Système, incarne l’esprit du FEMUA : proximité avec les populations, ouverture sur le monde et volonté de donner une visibilité aux talents issus des milieux modestes. Pour cette 18e édition, les organisateurs promettent une programmation à la hauteur des attentes. Même si les détails restent à dévoiler, l’équipe se dit déjà à pied d’œuvre pour garantir une organisation maîtrisée et fidèle à l’esprit du festival. Les relations entre Kandia Camara et Magic Système ne datent pas d’hier. Au fil des responsabilités exercées par l’actuelle présidente du Sénat, des projets communs ont vu le jour, notamment dans les domaines de l’éducation et de la culture. Cette continuité explique en partie la rapidité avec laquelle la réponse positive est intervenue. Pour les membres du groupe, il s’agit d’un partenariat fondé sur la confiance et la constance, loin des rapprochements circonstanciels. « Nous sommes venus dans un cadre purement institutionnel », a insisté A’salfo, rappelant que la démarche s’inscrit dans les usages du festival. La marraine, selon lui, accompagne l’événement tant par sa présence que par son soutien moral et institutionnel.

Le rendez-vous très attendu

À quelques mois de son ouverture, le FEMUA 18 suscite déjà l’intérêt des acteurs culturels et des partenaires. Dans un contexte où la culture demeure un levier d’expression et de cohésion sociale, le festival conserve une place particulière dans le calendrier ivoirien. Pour Magic Système, l’accord de Kandia Camara vient consolider les bases de cette nouvelle édition. Les organisateurs se disent honorés de pouvoir l’accueillir à Anoumabo et entendent faire de ce rendez-vous un moment de célébration, mais aussi de réflexion. Au fil des années, le FEMUA a su s’imposer comme un carrefour culturel et social. Avec le parrainage de la présidente du Sénat, la 18e édition s’annonce dans la continuité de cette ambition : conjuguer musique, engagement citoyen et reconnaissance institutionnelle.

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